L’univers
L’univers d’un jeu est important. Il est une porte d’entrée qui va aider le joueur à accepter son rôle dans le jeu. Les joueurs ont l’envie d’explorer l’univers du jeu et d’être émerveillés au cours de cette exploration. Créer cet émerveillement nécessite de soigner tous les aspects de l’univers.
La découverte de l’univers est bien souvent l’un des prix du jeu et l’un des plus forts moyens de le rendre attractif et séduisant. Tout les moyens scénariques, visuels et sonores, tous les objets du jeu doivent donc être en harmonie pour créer une expérience forte.
Les règles
Les règles du jeu sont l’ensemble des possibilités et des restrictions du joueur. Dans l’idéal elles doivent être simples, peu nombreuses. Elles doivent de préférence être combinatoires, c’est-à-dire créer de nombreuses possibilités de jeu par leur utilisation combinée.
Les restrictions permettent de donner un rythme et une clarté au jeu. Un jeu qui laisse le joueur libre de tout faire n’est pas forcément celui qui offre le plus de challenge, Parvenir à faire beaucoup avec peu est souvent plus gratifiant. Le jeu d’échec serait-il aussi intéressant si les pions avaient le droit de se déplacer comme une reine ?
Les buts
La plupart des jeux donnent un ou des buts aux joueurs. Atteindre ces buts signifie gagner le jeu ou une étape du jeu.
Les buts les plus intéressants d’un point de vue ludique sont les buts intermédiaires qui peuvent signifier l’augmentation des capacités du joueur (un nouveau pouvoir). Ils permettent au joueur de ré explorer l’univers du jeu avec plus de pouvoirs. Par exemple dans le cas d’un jeu vidéo, le fait de trouver un moyen de faire voler son personnage permet de revenir sur un lieu dont on n’avait pas pu jusqu’alors explorer les hauteurs.
L’interface entre le joueur et le jeu
Ce sont les objets qu’utilise le joueur. Il peut s’agir de cartes, de dés, d’un crayon, de manette de jeu, d’un écran tactile, d’un téléphone portable… ou d’un autre joueur. La liste est très longue !
Il faut que les règles d’utilisations de ces objets soient claires et simples. Il ne faut pas que le joueur puisse ressentir de la frustration lors de son utilisation de l’interface du jeu. Il ne doit pas se dire : « Ca ne marche pas ! ». Le joueur acceptera très bien de rater une épreuve si c’est de sa faute, pas si c’est par la faute du mauvais fonctionnement de l’interface.
Les joueurs
Les joueurs sont soit des opposants, soit des alliés. Il est très intéressant d’avoir un opposant humain car la compétition aiguise l’excitation des joueurs.
La coopération est aussi une façon de faire jouer plusieurs personnes. Il est utile dans ce cas de donner des capacités spécifiques à chaque joueur afin que ce soit la combinaison de ces capacités réelles ou fictives qui puisse apporter la victoire.
La diversité : adresse, force, tactique, hasard…
Un jeu sera d’autant plus passionnant s’il saura recréer des émotions et de la diversité. La vie nous demande une grande diversité de capacités : de l’adresse pour planter un clou, de l’intelligence pour calculer un budget, de la chance pour trouver une place de parking, etc…
Cette diversité doit exister dans un jeu pour ne pas lasser le joueur. Le designer de jeu veille donc à faire utiliser au joueur des capacités variées, la mémoire, la rapidité, l’adresse, la ruse, la brutalité,etc. Planter un clou c’est surement passionnant, en planter cent à la suite ç’est tout de suite plus tiède comme activité!